Les surprises sont le piment et le ciment
de la vie.
Mon rêve se réalisait en 2007, qui me promettait
d'allier la priorité des études à un cadre de
vie qui m'avait depuis toujours émerveillé. C'est
après de longs mois d'attente que mes yeux furent en effet
ébahis de jour en jour, ne sachant quelle montagne gravir,
quelle piste dévaler, quel monument admirer...
J'avais changé, on me l'avait dit : je devenais enfin
heureux d'être là où je le voulais, et de
ressentir cette impression d'avoir fait le bon choix, en
persistant, contre vents et marées.
Ce fut difficile, mais récompensé de vue et de savoir au travers d'études sur des chapeaux de roues, je ne voguais que de bonheur en joie. Le ski et la merveille de la neige vinrent couronner magnifiquement ce journal d'aventures incroyables.
Une vie
tonitruante pourtant très rapidement entachée par des
conneries. Toutes les mêmes, toutes ayant trait à
l'argent, celui à qui l'on voue un "je t'aime, moi non plus"
éternel. Par les conneries des autres, les
incompréhensions, et tout simplement la bêtise, on a
véritablement détruit le bonheur que je
m'étais enfin construit, poussant à l'extrême
limite mes capacités de supporter.
La réalité, c'est que depuis le début, et
même avant, je n'ai fait que survivre, en ne pouvant vivre
normalement, dans l'impossibilité perpétuelle de
prévoir les lendemains, et aussi en restant en vie par tout
ce que m'offraient la passion de la connaissance et celle de la
liberté. L'année de tous les extrêmes aura
finalement été celle qui m'a le plus
éloigné de ce qui m'est vital : le contact humain et
l'amitié. Car tous ces petits bonheurs n'étaient, je
le savais, qu'une joie profonde mais superficielle ; elle n'avait
aucune valeur sans la présence de ceux que j'aime par-dessus
tout.
C'est ainsi que j'étais venu à Grenoble, dans cet
Ecrin des Alpes sublime que je n'oublierais jamais, pour les
études ; c'est pour cette même raison que j'en pars,
le coeur brisé, abîmé et émietté,
avec pour sentiment celui d'un gâchis dévastateur que
personne ne devrait avoir à
supporter.
Les yeux
embués de larmes atlantiques mais résolument
tournés vers l'océan de l'amitié et de
l'amour, je me prépare à voguer vers d'autres
horizons, là où sont mes racines qui renferment mes
véritables raisons de vivre et d'être heureux. Cet au
revoir à la ville qui m'a tant passionné sonne comme
la fin d'un long dimanche de fiançailles, avec son lot de
promesses tenant du rêve et parfois rompues ; des
années j'aurais pu rester, c'était sans compter que
mon coeur n'aurait jamais pu suivre.
L'aventure d'Ecrin des Alpes
se termine donc aujourd'hui, Mercredi 19 Mars 2008, en remerciant
tous ceux qui m'ont accompagné en faisant le succès
de ce blog... en espérant qu'ils me suivent dans les
nouvelles péripéties maritimes d'Escale Océane à La Rochelle en
septembre 2008.
Il y a des moments durs à supporter, seul le coeur est
invincible.






